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Communications - Abstracts

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  • Ø" Les investisseurs sont-ils bien lunés ? ".

    Parmi les courants de recherche en vogue, la « behavioral finance » ou « finance comportementale » a donné lieu à de nombreuses publications récentes. Parmi eux, certains traitent du comportement des individus en présence de risque ou d’incertitude et mettent en relief des observations régulières d’anomalies de marchés. De manière plus anecdotique, on peut mentionner les travaux de Hirshleifer et Shumway (2003). Ces auteurs mettent en évidence des relations entre les évolutions des cours boursiers et les conditions météorologiques. La recherche proposée appartient à cette catégorie de travaux qui tentent de se jouer de l’efficience des marchés. Nous nous proposons d’étudier l’influence du cycle lunaire sur les comportements boursiers. En effet, ne nombreuses légendes sont associées à la lune. Nos résultats indiquent que fort heureusement l’efficience n’est pas remise en cause.

  • Ø" Les euro-dogs ".

    Parmi les nombreuses stratégies proposées pour battre le marché, une d’entre elles a rencontré un important succès en raison de sa simplicité et de ses performances sur le marché américain : les « dogs of the dow ». Cette stratégie consiste à sélectionner en fin d’année les dix titres du Dow Jones ayant affiché le meilleur ratio dividende/cours passé. Nous appliquons cette stratégie sur les marchés européens et observons des performances très intéressantes aussi bien en termes de rentabilités brutes qu’en termes de rentabilités ajustées au risque.

  • Ø" Financial Communication, Levels of Result and Risk of the Investor ", (coll. avec avec J. Le Maux et A. Steyer ).

    L’objectif retenu par le présent travail de recherche est de proposer un modèle d’analyse des déterminants de la communication financière des sociétés cotées en France. En effet, une rapide lecture des rapports annuels permet de noter une différence importante en terme de contenu, surtout dans la première partie qui n’est pas soumis à de quelconques règles, que cela soit du législateur ou des autorités de régulation. Une étude empirique basée sur des régressions logit et des régressions PLS permet de noter un lien direct entre la situation financière de la société, ses structures en terme de gouvernance d’entreprise et la communication financière.

  • Ø" La performance des indices éthiques", (coll. avec J. Le Maux).

    Au cours de ces dernières, on a pu assister au sein de la communauté financière à un intérêt croissant pour la notion d’investissement éthique. L’objectif du présent travail de recherche est d’étudier la performance des indices éthiques par rapport aux indices financiers mondiaux, régionaux ou nationaux. Nous montrons ainsi que, dans la majorité des cas, les premiers ne font l’objet ni d’une performance supérieure, ni d’une “ décote sociale ”.

  • Ø" Le facteur social dans le stratégies financières d'investissement : origines et enjeux", (coll. avec P. Robert ).

    Cet article a pour objet d'étudier sur les conséquences de la montée en puissance de la considération de critères éthiques en matière d'investissement. Après avoir analysé l'incidence de la financiarisation de l'économie sur la GRH au cours d'une première partie, nous nous interrogeons sur l'impact de la prise en compte de critères éthiques, et par voie, de la gestion des ressources humaines sur la financiarisation de l'économie. Nous concluons sur l'examen de différentes limites opérationnelles actuelles de l'investissement éthique.

  • Ø" La nature du risque de liquidité ", (coll. avec A. Aubier ).

    Les récentes crises financières ont été à l'origine de nombreux débats. Beaucoup se sont interrogés sur les éléments constitutifs de cette crise systémique. Dans le cas de la crise russe, selon le FMI, le facteur qui a déclenché ce processus d'interdépendance des risques est l'illiquidité du marché des changes. En période de crise financière, la liquidité tend à s'assécher, ce qui se traduit non seulement par une baisse de l'offre de liquidité mais aussi par une augmentation de la corrélation des actifs. Ceci a pour effet de rendre inopérant la diversification. Cet article a pour objet de définir au mieux la nature du risque de liquidité. Une meilleure appréciation de ce concept est en mesure de favoriser l'émergence de modèles appropriés de gestion des risques. A cette fin, nous souhaitons mettre en relief l'existence de facteurs communs de la liquidité et étudier leur lien avec la rentabilité du titre afin de démontrer la nature systématique du risque de liquidité.

  • Ø" Une analyse de l’effet compensation ", (coll. avec M. Auguy ).

    Cet article a pour objet l’analyse de l’effet compensation mis en relief par Le Saout (1999). Celui-ci étudie le comportement de l’indice CAC40 lors de la séance d’arrivée à échéance des contrats à terme sur indice. Il constate accroissement anormal de l’activité boursière ne se produit que durant la période de calcul de l’indice de compensation. Cette anomalie saisonnière est aussi vérifiée en termes de volatilité et de rentabilité. Nous examinons ainsi l’évolution de la liquidité durant la période d’estimation de l’indice de compensation et recherchons, à travers l’étude du placement des ordres, si cette phase fait l’objet d’une augmentation conjointe de la demande et de l’offre de liquidité ou seulement de la demande de liquidité, ce qui justifierait l’augmentation de la volatilité.

  • Ø" La Liquidité Réelle à la Bourse de Paris : de Nouvelles Estimations", (coll. avec M. Auguy ).

    Cet article a pour objectif l’analyse de la liquidité du Règlement Mensuel durant la séance. Après avoir considéré la profondeur du carnet d’ordres, nous analysons le lambda de Kyle (1985) ainsi que la Fourchette Moyenne Pondérée. L’apport essentiel de cette étude, outre sa méthodologie novatrice (nous reconstituons le carnet d’ordres), est de prendre en compte les volumes cachés dans le carnet. Nos principaux résultats sont la mise en relief d’une offre de liquidité nettement plus abondante qu’elle n’apparaît aux yeux des investisseurs ; ainsi nous observons une profondeur cachée aussi bien à l’achat qu’à la vente parfois supérieure à la profondeur visible. Ceci n’est pas sans conséquence sur les autres mesures : le résultat le plus intéressant concerne incontestablement la Fourchette Moyenne Pondérée ; nous nous apercevons qu’un investisseur désireux d’échanger un bloc d’actions de taille équivalente à une TNB, doit privilégier le système CAC au détriment du marché de blocs.

  • Ø" La Liquidité Cachée de la Bourse de Paris : une Étude du Règlement Mensuel " (coll. avec M. Auguy).

    Cet article a pour objectif l’analyse de la liquidité du Règlement Mensuel durant la séance. Elle est mesurée ici par la profondeur du carnet d’ordres ainsi que par la Fourchette Moyenne Pondérée. L’apport essentiel de cette étude, outre sa méthodologie novatrice (nous reconstituons le carnet d’ordres), est de prendre en compte les volumes cachés dans le carnet. Nos principaux résultats sont la mise en relief d’une offre de liquidité nettement plus abondante qu’elle n’apparaît aux yeux des investisseurs ; ainsi nous observons une profondeur cachée à la vente parfois supérieure à la profondeur visible. En ce qui concerne la Fourchette Moyenne Pondérée, nous nous apercevons qu’un investisseur désireux d’échanger un bloc d’action de taille équivalente à une TNB, doit privilégier la transaction sur le marché au détriment du système hors système CAC.

  • Ø" La Cotation en Euros à la Bourse de Paris : l’Impact sur l’Échelon de Cotation".

    L’objectif de cet article est d’établir les conséquences du passage à la cotation en euros des actions françaises à la Bourse de Paris. Notre investigation porte sur la fourchette de cotation, l’échelon de cotation et le libellé des ordres à cours limites. Nous tentons de vérifier si la fourchette est contrainte par l’échelon de cotation et si nous assistons réellement à des concentrations d’ordres autour de valeurs de cotation arrondies. A partir des résultats significatifs que nous avons obtenus, nous observons l’évolution des phénomènes mis en relief après les modifications de la monnaie de cotation et de la valeur des échelons de cotation. Nous constatons d’une part que, contrairement à ce que nous avions établi, la fourchette de cotation n’est pas contrainte par la valeur du tick et d’autre part que la concentration des ordres libellés à des valeurs exactes perdure.

  • Ø" Les Mesures Usuelles de la Liquidité : un Exemple d'Inefficacité".

    L’objet principal de cet article est de mettre en relief l’inefficacité des mesures usuelles de la liquidité lorsque les marchés financiers connaissent de fortes variations de prix. Afin de prouver cette relative inefficience, nous proposons un nouvel indice synthétique de liquidité. L’originalité de notre mesure est de prendre en compte les trois composantes de la liquidité : volume, temps et prix. Nous démontrons alors que notre indice, VTP, délivre une vision de la liquidité analogue aux autres mesures classiques sauf lorsque la volatilité augmente fortement. Ainsi, nous constatons que lors du mini-krach boursier d’octobre 1997, la liquidité augmente selon VTP mais baisse si nous utilisons les mesures habituelles. Nous expliquons cette différence par une mauvaise prise en compte des dimensions activité et déviation de cours.

  • Ø" Les Plans d'Épargne Retraite : une Source de Liquidité pour la Bourse de Paris".

    L’objet de cet article est de démontrer que les fonds de pension constituent une nécessité pour la Bourse de Paris afin d’éviter sa marginalisation face aux autres bourses européennes. Non seulement, la profondeur du marché va s’accroître, mais ces fonds vont aussi permettre d’éviter que les actions françaises soient détenues par des investisseurs étrangers au comportement volatil. La récente création des Contrats Investis en Actions en apporte la preuve : la liquidité du Nouveau Marché s’est considérablement améliorée.